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I-MACHINAUTES : ACTEURS DE L'I-MACHINATION...

Biographies de tous les personnages de l'i-machination connus à ce jour.

Vie d'Astrée d'après le conte qu'elle nous en fit elle-même sur l'ordre d'Otto von Strassenbach transmis par le truchement d'Oliviera Rasmoulade

Astrée en 1982 : la grande rencontre avec Ether

ASTREE GALBIATTA

( 1964- )

prolepse : il échut ceci d'heureux - s'agit proprement de l'heureux de l'à pic, comme quand revient sifflotant et sirupeux le mot qui boudait le bout de la langue - d'heureux donc, qu'enfin nous apprissions quelques faits de la vie d'Astrée : l'intuitif Rasmoulade, dont l'a-goût est très sûr, vint nous retrouver dans le lieu inconnu de lui et saetivernal où nous nous promenions tous cinq en devisant sur les prémisses atlantes de l'art technologique. Il passa l'appareil à Astrée : Otto, notre maître numineux et proliférant, en peu de mots lui intima de nonobstant sa réserve nous livrer les indispensables exempla biographiques, notamment les liens qui le rendaient son parrain.

Rico, Raphaëlo, Hector-Marie et Ether-Michel

Astrée Galbiatta naît à Belfast en janvier 1964, dans l'arrière salle d'un pub engagé, un soir d'émeute, pendant une réunion demeurée mystérieuse, dont la teneur politique, esthétique et critique n'a pu être élucidée encore. On est sûr au moins de la présence de Carla de Miasla, la mère d'Astrée, proche des Brigades Rouges (déléguée à la réunion autant qu'éloignée du théâtre italien des opérations, vu son état et après la mort violente de son mari), de Brendan Behan, Guy Debord, William S. Burroughs, Alexandre Jodorowsky, Andrei Tarkovsky et d'Otto von Strassenbach lui-même, qui du coup dirigea l'accouchement, étant de tous et de loin le plus qualifié. Carla le choisit comme parrain d'Astrée (choix heureux : tous les autres sauf un sont morts depuis...).

Astrée passe son enfance en Ecosse sur les rives méridionales du loch Ness, avec sa mère. Son goût pour les langues et la poésie s'éveille très vite.

A cinq ans une intuition fulgurante (elle avouera ensuite que celle-ci alliait la vigueur métaphysique des trois traités les plus ludiques de la kabbale à la limpidité supra-visuelle des formes pures de la géométrie pythagoricienne) lui révèle le sens et l'ordre entier de la Délie de Maurice Scève. De là l'orientation poétique et critique de toutes ses œuvres de jeunesse.

Un an plus tard elle montre dans un essai la faiblesse linguistique, métasémantique et formelle des œuvres en cours de Michel Butor, Hans-Magnus Enzensberger, Noam Chomsky, Emmanuel Hocquard...

A sept ans et demi elle part seule pour la France en vue de rencontrer René Char à l'Isle-sur-la-Sorgue et discuter avec lui de son Nu Perdu, juste publié, et de la place qu'il doit occuper dans son œuvre ; mais à Paris elle tombe sur Debord qui prévient sa mère et la ramène chez elle.

Entre 1972 et 76 il n'est pas exclu qu'elle se soit rendue une ou deux fois à Findhorn ; elle passe l'été 1976 au mont Athos en se faisant passer pour le neveu de François Augiéras rencontré pendant un voyage quelques années avant, et, au retour, rencontre Odysseus Elytis à Athènes.

En mars 1977 elle va voir à Prague, juste avant le deuil qui devait le frapper, Vladimir Holan, et passe les mois d'avril-mai auprès d'Otto von Strassenbach, qui constate avec joie l'extrême intelligence, le talent déjà réfléchi de sa filleule ; c'est lui qui l'incite à se consacrer désormais exclusivement à la poésie et aux arts plastiques. Elle abandonne alors ses grands essais théoriques et critiques, dont tout espoir de retrouver la trace est probablement perdue aujourd'hui.

En 1982, Astrée est en Ecosse, à Edimburgh, inscrite en Lettres et aux Beaux-Arts ; c'est là qu'a lieu sa première rencontre avec Ether-Michel Pillequant (la seconde n'aura lieu que le 8 novembre 1989, à Berlin, où ils passent deux mois, et élaborent leur premier travail commun, un projet d'envergure pour le Reichstag, dont certaines viles opérations de business-art ultérieures les détournèrent : comment frayer avec ça?). suite

 

.../... Avant 1989, année passée à Kassel, Zürich et Berlin, il faut placer le premier séjour à New-York, d'un peu plus de six ans, où Astrée ne se montre guère, prisant peu le jeu de lècherie-vacherie qu'animent en l'attifant de malhabiles oripeaux pseudo-artistiques Andy Warhol et Keith Häring, rencontre cependant quelques jeunes artistes, et l'un des plus éminents critiques d'Art, Preston-Ludwig Olibrius, qui fut le premier Américain à prendre conscience de la radicale et profonde nouveauté du travail d'Astrée, voulut lui organiser une exposition, et a écrit l'admirable texte sur le calvaire moderne (c.m.), et la préface du recueil g.énération n.ouvelle d'a.grégats p.our b.éton l.éger (g.n.a.p.b.l.) , premières œuvres qu'Astrée juge atteindre l'exigence de la forme et accepte d'exposer et publier.

Un deuxième séjour new-yorkais en 1992-93, conclu par une visite en Californie, fut précédé de longs "périples autour de l'Atlantique", comme elle aime à dire.

En juillet 1995 Astrée est à Lisbonne depuis trois mois, et y retrouve E.-M. Pillequant de passage. Elle l'accompagne à Bordeaux où elle demeure jusqu'en février 1996. Ce séjour bordelais marque un tournant dans sa vie et sa création : elle rencontre, enfin, Rico da Halvarez et Raphaëlo de Vicienti, v.n.a.t.r.c.?, réalise c.m., œuvre qu'elle porte en elle depuis longtemps, depuis Berlin probablement, et écrit avec Ether g.n.a.p.b.l....

Fin février 1996 elle retourne à Lisbonne pour y continuer l'expérience esthétique globale qu'elle a entreprise, car la situation aporétique et catalytique maximale de cette "ville du bord de terre" lui paraissait tout à fait explicite. Poursuivant ailleurs, elle nous rejoint depuis peu sur la toile, pour y publier le premier hypertexte intégral de l'histoire poïétique du net.

LES AUTRES I-MACHINAUTES :

 

Roland Afalistolec