I-machines ou le futur antérieur

Les I-machines auront été des fossiles de notre époque, car nous aurons réfléchi au rapport très ambigu qui aura lié l'homme à l'histoire. Bien sûr, la révolte fondatrice de notre concept aura été l'anachronisme comme fondement de l'aliénation contemporaine.

Notre époque, comme toute époque charnière, aura posé problème dans la mesure ou elle aura eu du mal à se définir : notre tentative de définition de l'"étant-temps" sera composée d'une série d'expression de celle-ci ; le concept-clef reposerait sur deux axes, philosophique, l'un, artistique, l'autre, l'un et l'autre liés par la manipulation de l'axe symbolique par l'axe philosophique, le tout résultant d'un ancrage du premier dans le paroxysme du second.

Avant de déterminer globalement le mécanisme qu'il eût fallu remonter un tantinet, et pour faciliter la compréhension intuitive de son essence, laissons-nous porter par le chant symbolique, sans tenir compte de la macération philosophique proprement dite :

Ô écharde,

Toi qui t'encastre

Et darde mon doigt

Fuiras-tu

Soleil de bois ?

Cette résultante évoque la stratagème mis en œuvre dans tout travail d'I-machination :

l'élucubration de facto entr'ouvre le "sang" du "sens".

R. da Halvarez